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19.10.11

Réunion sur les finances de Saint-Maur

Demain, jeudi 20 octobre, se déroulera à 20 h dans la salle des fêtes de l’Hôtel de Ville une réunion sur les finances de la ville.

Les emprunts toxiques, la dette de la Ville et les mesures prises pour redresser les finances publiques seront expliqués lors de la réunion en présence du Maire, Henri Plagnol, et du 1er Maire-adjoint, Jacques Leroy, délégué aux Finances.

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Tags: Dette, Emprunts toxiques, Finances, Henri Plagnol, Jacques Leroy, Réunion  

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33 Petits Mots sur “Réunion sur les finances de Saint-Maur”

  1. jfvc
    le 19 octobre 2011 à 18:59

    c’est l’histoire d’une cité ou des élus con-fiants se sont fait rouler par des banquiers malins ! Quand les élus s’aperçurent qu’ils étaient dans la même farine que les élus voisins , ils créèrent un BLURG ! C’est quoi un blurg? C’est une Baliverne Lamentable à Usage Réservé aux Gogos…Et pour mieux faire avaler la pilule aux administrés,ils préparèrent une réunion publique…ou on dit:c’est pas la faute aux élus(un élu ne se trompe jamais) car tous les élus sont dans la farine;c’est pas la faute aux banquiers car c’est le métier du banquier de prendre l’argent des élus par tous les moyens !
    MORALITE= Pas de moralité,ni chez les élus,ni chez les banquiers!
    CONCLUSION=que les bêtises soient faites par un élu de droite ou de gauche, c’est toujours l’administré qui paye…

  2. LE CURIEUX
    le 20 octobre 2011 à 18:36

    Erratum

    Veuillez lire :

    PRECISIONS IMPORTANTES.

    Les élus impliqués dans ces emprunts ne font pas partie de l’équipe municipale actuelle.
    Les crédits en cause avaient été engagés (sinon tirés) pendant la mandature précédente.
    Les élus, quel que soit leur bord, méritent un minimum de respect même s’ils font des erreurs et il n’est pas de mise d’utiliser à leur égard des mots orduriers même sous couvert de calembours douteux.
    Cela n’empêche pas d’éventuelles critiques.
    Dernière remarque.
    Malheureusement, l’utilisation du vocabulaire des jeunes ne fait rajeunir personne…même pas les P P R R (Pharmaciens Photographes Retraités Ringards)!!!

  3. Hervé
    le 20 octobre 2011 à 23:15

    Je m’étais dit que JFVC serait le premier à laisser un commentaire.

    Pari gagné !!

  4. antoine
    le 21 octobre 2011 à 11:13

    @jfvc,
    Bien vue, en plus c’est amusant. Mais la situation est un peu changée. Nos dettes maintenant sont au mains de la caisse de dépôt, peut-être c’est le moment de les renégocier en terme plus acceptable.
    à propos, qui peut nous faire un petit résumé de cette réunion.

  5. NiNi
    le 21 octobre 2011 à 19:09

    Encore une fois, un sujet d’importance est détourné à la base par jfvc alias canard vc…
    Encore une fois il nous ressort ses trouvailles, ses « blurg » … pour mieux recentrer le sujet sur lui-même car ce monsieur doit avoir un ego sur-dimensionné…

    Concernant les finances de la ville, à part sortir des lieux communs concernant les élus et les banques… que dis-je, les « banquiers » et non les banques (car ce monsieur personnalise)… il n’apporte rien de concret ni de nouveau au débat. A chaque fois c’est pareil.

    Depuis des mois, il nous bassine avec la future hausses des impôts locaux suite à la gestion de l’équipe Plagnol… personnellement j’ai reçu ma taxe foncière, ma taxe d’habitation et je n’y ai pas vu d’augmentation outrancière. Pas de + 20 ou 50 %….

    Il n’y a quand même pas lieu de gesticuler autant… de mettre se feuille d’impôt en ligne… de critiquer la taxe « grand Paris » alors qu’il veut une station en bas de chez lui…. Encore une incohérence. Une de plus.

    Pour en terminer, je suis d’accord avec antoine. Le démantèlement de Dexia pourrait être l’occasion de renégocier les encours…

  6. Marianne
    le 21 octobre 2011 à 20:26

    Petit mot plutôt grand qui ferait un petit article …

    J’ai assisté à cette présentation, assez bien faite. Au fait comment pouvons-nous obtenir les diapositives de cette présentation ? Elles devraient être publiées sur le site de la Mairie.
    Jacques Leroy et Henri Plagnol ont exposé clairement le problème et pointé la responsabilité du Maire précédent, Jean-Louis Beaumont, dans la signature de tels contrats, qui auraient dû être portés à la connaissance du Conseil municipal comme le stipulait le décret, ce qui n’a pas été fait. La nouvelle équipe dirigeante, Henri Plagnol et son adjoint aux finances Jacques Leroy, font semble-t-il tout ce qu’ils peuvent pour renégocier les prêts, agir au niveau national de façon groupée avec les autres communes prises au piège, envisagent aussi des recours en justice (l’assignation de JL Beaumont est plutôt symbolique et n’ira pas bien loin, celle contre les banques ne portera ses fruits que s’il y a une jurisprudence permettant d’établir que l’interprétation du contrat prêtait à confusion par absence d’avertissement sur les risques pris, ce que je ne crois guère. Eventuellement la justice demandera un partage des pertes entre la commune et la banque).

    La ville a maintenant un encours de dette de 150 millions d’euros, dont 105 en catégorie très toxique (que même la CDC ne veut pas reprendre des actifs de Dexia !). Ces contrats présentaient l’avantage en début de période de taux d’intérêt très bas, 1 et 2%, avec un risque de monter ensuite selon des étapes fixées, en fonction de l’évolution du cours du Franc Suisse ou autre devises exotiques comme le Yen (rien à voir avec les actifs financés !), sans plafonnement. L’Etat actuel des marchés fait que les taux d’intérêt sont actuellement à 5%, devraient monter à 15% en 2013 et progressivement pour atteindre plus de 20% en 2023.

    Mais l’information donnée par la Mairie n’est pas allée jusqu’au bout, c’est à dire traduire ces hausse de taux en montant de frais financier, montant par habitant et par foyer fiscal, hypothèse de financement par l’impôt local, quid en % de hausse en taux et en montant.

    J’ai posé la question en réunion mais pas de réponse chiffrée. Une insistance sur le fait qu’on espère bien ne pas augmenter les impôts et s’en sortir par la renégociation des prêts et sinon l’assignation des banques en justice.

    Alors faisons un calcul rapide : si le taux monte de 10% entre maintenant et 2013 (plus encore ensuite !), appliqué à un encours de 105 millions, cela donné une hausse de frais financier de plus de 10 millions d’euros par an. Rapporté à 80 000 habitants, cela donne 125 euros par habitant, soit 500 euros pour une famille de 4. Sachant que le montant d’impôts locaux moyen par foyer fiscal à Saint-Maur est de 1900 euros (en 2010), voir lien suivant :
    http://www.impots-locaux.net/impots-locaux-saint-maur-des-fosses-en-hausse/
    Donc en gros, cela ferait ici une hausse d’impôt d’environ 25% pour combler ces frais additionnels et de 40% lorsque les taux arriveront à 20%.

    Si on doit en arriver là, la Mairie pourra alors arguer que Saint-Maur est actuellement classée parmis les commune qui a le plus petit montant de taxe par foyer fiscal et que cette augmentation la fait revenir dans la moyenne …

  7. minos
    le 25 octobre 2011 à 5:30

    Dommage Antoine,
    Il n’y a personne pour faire un résumé! C’est vrai qu’il est plus facile de BLURGuer que d’argumenter avec des éléments tangibles.
    Certains diront que je n’avais qu’à y aller à cette réunion mais cela aurait été bien d’échanger les points de vues contradictoires sur SaintMaur blog

  8. jfvc
    le 25 octobre 2011 à 12:04

    Taxe foncière +5%;taxe d’habitation + 6,02%;d’augmentations de cette année sur la précédente !
    A comparer aux % des villes voisines, sachant que cette année, nous avons quasiment aucun nouvel équipement sur la ville.
    Je n’assiste plus aux réunions en mairie, car il n’est pas répondu aux questions posées, sauf si elles vont dans le sens de la municipalité;Santiago en avait fait les frais il y a 2 ans à celle sur la dette,les taux d’emprunts,etc…
    Très surprenant tout de même cette posture de Plagnol et de Leroy, qui font mine de « découvrir » ces emprunts »toxiques »,alors qu’ils siégeaient à l’ancienne municipalité….et qu’au début de leur mandat, fin 2008 et début 2009,eux aussi ont eu recours à ce type d’emprunt ???
    Sils étaient tellement sûrs de leur position,pourquoi ne sommes nous pas informés en toute transparence des « renégociations » en cours et de leur avancement depuis octobre 2008 ,et de leur pronostic sur leur chance d’aboutir ?….
    Franchement,je n’ai toujours pas l’impression d’un véritable effort de pédagogie transparente, de responsabilité de l’équipe actuelle….sinon de rejeter celle-ci sur l’ancienne en totalité….et de continuer une propagande éffrénée (ils appellent celà »communication ») ,sachant qu’en fin de compte, NOUS PAYERONS LA NOTE…..
    @ Marianne,à votre calcul prévisionnel,il faudra ajouter les hausses consécutives aux pertes de recettes fiscales dues au départ de commerces et d’industries(comme Essilor et ses 400 emplois!),ainsi que les non-compensations prévues par l’état….

  9. SANTIAGO
    le 27 octobre 2011 à 7:13

    RECTIFICATION ! (en réponse à une affirmation de jfvc)
    Mon empoignade sur ce sujet n’a pas eu lieu avec l’équipe actuelle, à la Mairie, mais lors d’une réunion préélectorale avec l’ancienne équipe, dont j’ai mis en lumière publiquement l’inexactitude des affirmations sur la dette de la ville.
    J’avais indiqué que, contrairement, aux assertions des élus, il était IMPOSSIBLE que la ville de SAINT-MAUR emprunte « Ã  taux fixe » comme il était dit à des taux plus bas que ceux qu’obtenaient sur les marchés la République Française (dette dite souveraine) qui est, par définition, la plus basse pour un pays donné.
    Je suis effectivement également intervenu lors de la première réunion publique en Mairie sur le sujet.
    Ce fût pour dire qu’il fallait, sans attendre, profiter des taux relativement bas en vigueur sur les marchés (taux fixes bien sûr) pour « détricoter « les montages toxiques.
    Ceci aurait eu pour effet d’annuler les risques encourus au prix, malheureusement, d’une augmentation de la charge de la dette (capital+intérets à payer trimestriellement)
    C’est sans doute (une analyse préalable plus fine, crédit par crédit est indispensable) ce qu’il faudrait faire maintenant, le temps qui passe ne jouant pas en notre faveur.
    Je ne pense pas (mais je n’ai pas tous les éléments) à une renégociation sauf faute flagrante et prouvable des préteurs. La déconfiture de DEXIA rend une solution de ce type plus hypothétique encore.

    PS1 – pour les néophytes : mes excuses pour le caractère technique de cette réponse que j’ai cependant voulu la plus claire possible

    PS2 – pour d’éventuels professionnels (il y en avait un à la réunion en Mairie) : je suis conscient du caractère partiel et caricatural de cette réponse qui n’a pour but que d’aider à comprendre « la mécanique »

    On pourrait d’ailleurs écrire des livres entiers sur les crédits que les journalistes appellent « toxiques » et rappeler, par exemple que, de la même manière qu’un médicament peut soigner certains malades il peut être toxiques pour d’autres souffrant d’une pathologie différente. Il en est de même des crédits mais c’est une autre histoire…

  10. jfvc
    le 27 octobre 2011 à 12:56

    je partage « la rectification » et l’analyse de Santiago…à ceci près,il me semble que pour avoir tant tardé à « rectifier le tir »,l’équipe actuelle est tout autant responsable que la précédente,au moins partiellement !

  11. horatius
    le 27 octobre 2011 à 17:15

    « humour » de la banque Dexia… L’un des emprunts souscrit par la municipalité saint maurienne (et autres) porte le nom de « Tofix » sans plafond de taux maximum.

  12. NiNi
    le 30 octobre 2011 à 17:30

    Ce n’est quand même pas compliqué de sauver St Maur de la faillite…
    il n’y a qu’à appeler la Chine au secours…
    Il faudra décrocher le drapeau du Tibet de la Mairie… et alors…

    Notre Président a bien fait son roquet arrogant avec la Chine en début de septennat et maintenant le même vient leur lécher les bottes…pour sauver l’Euro….

    Si Sarko l’a fait, Plagnol peut bien le faire…

  13. A_Briand
    le 31 octobre 2011 à 16:15

    T.H.
    1024€ en 2010 -> 1204€ cette année soit + 17,58% au global

    Cela inclut 22 euros pour le Grand Paris, ce que l’avis se dépêche de traduire en + 169% pour ce chapitre; mais s’il n’y avait pas eu le G.P., le taux était inchangé !

    Pour le département quasi stabilité;
    pour la commune, le taux d’évolution n’a pas été calculé et la case reste blanche (pardi !).

    Je suis donc surpris de voir les chiffres donnés par JFVC; et NiNi qui reste flou mais affirme « j’ai reçu ma taxe foncière, ma taxe d’habitation et je n’y ai pas vu d’augmentation outrancière ».
    Tant mieux… mais comme quoi il ne faut pas généraliser.

  14. SANTIAGO
    le 31 octobre 2011 à 16:40

    Je note avec plaisir que jfvc est globalement d’accord avec mon analyse qui, comme indiqué, n’est que très générale.
    Je marque ce jour d’une pierre blanche.
    Pour le surplus de sa remarque, une analyse, crédit par crédit, montrerait sans doute qu’il était difficile d’annuler l’effet toxiques de certains crédit sans un coût à payer peu compatible avec les finances de la Commune.
    D’autre part, il y aurait beaucoup à dire quant à la prétendue malhonnêteté des banques et/ou la prétendue naïveté des élus des collectivités locales.
    Pour bien analyser la situation il faut bien comprendre ce qu’est un crédit dit « toxique »
    Pour ce faire je prendrai un exemple imagé (et simplifié bien sur)
    Nous sommes à l’époque ou le litre d’essence vaut 1€ (toujours pour simplifier) et il me manque 100€ pour acheter 100 litres d’essence pour partir en vacances.
    D’autre part je vais recevoir dans un an une prime (merci Patron) de 150€.
    Je vais voir mon voisin Monsieur A et lui expose mon problème.
    Il me répond qu’il a un peu d’argent à la Caisse d’épargne, et propose de retirer 100€ pour me les prêter pour un an. Il me demande d’ajouter au remboursement 2.50€ correspondant aux intérêts qu’il aurait reçu si les fonds étaient restés sur son livret.
    Je le remercie chaleureusement et vais voir mon second voisin Monsieur B pour lui exposer la même situation.
    Il me répond qu’il a 500 litres d’essence dans une citerne sur lesquels il accepte de prélever 100 litre qu’il me prêtera pour partir en vacances, a charge pour moi de les lui restituer dans un an.
    Je rentre chez moi et annonce a mon épouse que le problème est réglé, que j’ai choisi la proposition de Monsieur B…..elle m’embrasse, dit que je suis un malin…d’autant plus que je lui promets un diner aux chandelles avec le solde de ma prime l’an prochain.
    Un an plus tard je touche ma prime de 150€ et passe chez le pompiste pour acheter 100 litre d’essences pour les rendre à ce bon Monsieur B.
    L’essence ayant augmenté le pompiste me demande 145€.
    Je rentre chez-moi et explique la situation à ma femme qui dit que je suis un imbécile qui aurait du accepter l’offre de Monsieur A…….Elle est furieuse et ce n’est pas le hamburger que je peux lui offrir au fast food avec mes 5€ restants qui va la calmer.
    Questions :
    Monsieur A est-il un homme malhonnête sans scrupule ni moralité ?
    Monsieur B est il un homme malhonnête sans scrupule ni moralité ?
    Suis-je un imbécile comme le dit mon épouse qui regrette encore son diner aux chandelles ?
    UN CREDIT TOXIQUE C’EST CELA (ou à peu près) !!!

  15. SANTIAGO
    le 1 novembre 2011 à 9:23

    Pardon pour les fautes d’orthographe que, dans mon élan, j’ai laissé passer !

  16. fadzios
    le 2 novembre 2011 à 21:11

    ceci dit M. Santiago, malgré votre prime et quand bien même vous auriez opté pour la solution A, il ne vous restait que 47.50 euros pour inviter madame. C’est mieux que 5 euros mais on repassera pour l’option chandelle. mais l’exemple a le mérite d’être clair (moins la possibilité du repas en amoureux)

  17. SANTIAGO
    le 3 novembre 2011 à 11:53

    Merci fadzios pour ce que je prend pour un compliment !
    Pour le surplus vous avez raison mais je ne pense pas que la taille des chandelles ou le menu du restaurant ait une incidence sur le débat !!

  18. fadzios
    le 3 novembre 2011 à 18:58

    Un petit peu quand même car l’exemple est symptomatique de notre société.
    Je vis à crédit en faisant même des plans sur la comète (repas avec une prime que je n’ai pas et bien hypothéquée par l’encourt du futur prêt) avec de l’argent que je n’ai pas encore mais que je devrais plus tard, avec aucune prévision de marge de manoeuvre (prévisions pour risques éventuels). L’exemple aurait été encore mieux si en plus j’avais aussi emmener Madame au restaurant mais à crédit en remboursant le restaurateur ultérieurement sur un compromis tout aussi bancal. J’attendais 50 euros et je me retrouve avec 5 euros.
    Le monde contemporain vit ainsi et c’est bien dommage. Et vous avez bien décrit ce mécanisme.

  19. jfvc
    le 4 novembre 2011 à 8:13

    http://www.liberation.fr/societe/01012360988-votre-commune-est-elle-infectee-par-un-emprunt-toxique

    dans cet article,sans poésie aucune, les choses sont claires,les commentaires qui suivent aussi !

  20. SANTIAGO
    le 9 novembre 2011 à 15:19

    Personnellement, je ne trouve pas l’article clair du tout. D’ailleurs le rédacteur indique lui-même qu’il n’y comprend rien !

    J’espère que je serai plus clair !

    Comme promis, une deuxième illustration de ce qu’est (schématiquement) un crédit dit TOXIQUE.
    Remarque préliminaire.
    Les taux d’intérêts et taux de change ont été puisés aux meilleures sources (Banque de France et Banque Nationale suisse) ils ont cependant été arrondis pour faciliter la compréhension de l’exemple.
    On démarre…..
    Nous sommes en août 2006 et la parité est : 1 € = 1.50 CHF (franc suisse)
    Monsieur A, Monsieur B et Monsieur C ont chacun besoin d’un crédit de 200 000€ pour acheter une maison.
    Chacun à un salaire net de 2500 € ou équivalant
    Ils ont tous trois reçus les deux offres suivantes :
    1/ crédit en EUROS sur 20 ans au taux de 4.50 % soit 240 mensualités de remboursement de 1265 €
    2/ crédit en Francs suisses sur 20 ans au taux de 3.00 % soit 240 mensualités de 1664 CHF soit, a la date de signature 1109€
    -Monsieur A choisit l’option 1/ (la plus sage à priori)
    -Monsieur B choisit l’option 2/ ( plus avantageuse à priori)
    -Monsieur C choisit l’option 2/ (plus avantageuse à priori)

    5 ans plus tard en août 2011 un élément fondamental a changé : le cours du change n’est plus 1.50 CHF = 1 EURO mais 1 CHF= 1 EURO

    -Monsieur A n’est pas affecté par cette modification. Ses mensualités représentent toujours +/- la moitié de son salaire.
    -Monsieur B qui habite ANNECY et travaille en Suisse perçoit son salaire en CHF (3750 CHF) La mensualité de 1664 CHF représente toujours 44% toujours de son salaire
    -Monsieur C voit le montant à débourser chaque mois passer de 1109€ (1664/1.50) a 1664 € soit les 2/3 de son salaire.

    Conclusions : Un même crédit est toxique pour Monsieur C et pas pour Monsieur B. La cause de la « toxicité » n’est pas due, pour l’essentiel, à la monnaie du crédit (ou celle sur lequel il est indexé) mais au fait qu’un crédit soit libelle dans une monnaie dans laquelle l’emprunteur n’a pas de revenus.
    Ceci est vrai pour une entreprise, un particulier ou une municipalité.

  21. jps
    le 12 novembre 2011 à 17:10

    Au plan juridique, il a 9 chances sur 0 que ces emprunts soient annulés ou réduits : le fondement juridique est le « défaut de conseil et d’adéquation »

    En matière financière, les décisions sont nombreuses.

    Il suffit que la municipalité le décide.

    Il y a quelques bons avocats rompus à ces questions.

    Sauf si nous « Ã©crasons » pour ménager politiquement Dexia.

  22. SANTIAGO
    le 15 novembre 2011 à 11:01

    L’idée d’un recours en justice pour faire échapper la Ville a ses obligations contractuelles, est bien sur séduisante à priori mais en pratique…il y a (malheureusement) loin de la coupe aux lèvres.

    1 / contrairement à certaines affirmations que je qualifierais de simplistes il n’y a à ce jour aucune décision de justice faisant jurisprudence en la matière.
    Ceci pour la simple raison qu’aucun jugement n’a été rendu dans ce sens au bénéfice d’une commune et encore moins confirmé en appel, voire en cassation. Ceci prendrait en tout état de cause de 5 à 10 ans au minimum.

    2/ La carence du banquier face à son « obligation » de Conseil, et l’ignorance de l’emprunteur sont loin d’être acquis en justice dans la mesure ou :

    a/ les contrats signés doivent être explicites sur la monnaie du crédit ou la monnaie sur laquelle les taux sont indexés

    b/ à la différence d’un simple particulier, qui pourra tenter de mettre en avant son ignorance, une Municipalité ayant contracté d’innombrables emprunts dans le passé pourra difficilement se faire reconnaître comme néophyte.

    3/ Dans le cas de DEXIA le problème est plus complexe encore à cause de la situation de déliquescence de cette Banque. A quoi sert une décision condamnant une entité si celle-ci est insolvable ?

    Or, si l’on en croit la presse la Caisse des dépôts a simplement repris certains actifs de DEXIA et non l’ensemble de ses engagements.

    Je ne prétends pas apporter de réponse péremptoire à un problème complexe qui doit être analysé, pièce par pièce, par des juristes chevronnés mais simplement mettre en garde quant à l’idée qu’une action en justice serait simple à mettre en œuvre et le résultat acquis d’avance.

  23. jfvc
    le 16 novembre 2011 à 14:22

    si je comprends le discours du financier,l’action entreprise par le maire tient plus de l’effet d’annonce(on en a l’habitude)que d’une certitude de réussir…toutefois c’est bien d’avoir essayé ! et puis,tu t’en fiches un peu,n’habitant plus notre cité,tu n’auras point à rembourser à des taux excessifs….pas plus d’ailleurs que notre maire ! Bien LAMENTABLE que tout celà.

  24. SANTIAGO
    le 17 novembre 2011 à 13:47

    Comme toujours avec jfvc : amalgames, désinformation, déformation des propos des autres, manipulation etc…
    1/ Je n’ai jamais donné, SUR CE BLOG, de conseils à l’actuel Maire de SAINT-MAUR quant à la stratégie à utiliser face aux créanciers de la Ville.
    - D’une part parce qu’il ne me l’a pas demandé
    - D’autre part parce que CE BLOG, public, ne constitue certainement pas le vecteur idoine (euphémisme)
    2/ Il est profondément MALHONNETE d’impliquer le Maire actuel dans la signature, avec les prêteurs de contrats inadaptés, alors que ceux-ci ont été signés par l’équipe municipale précédente
    3/ Si j’avais à traiter un dossier de cette complexité, il est bien certain que je ne dirais pas ce que je fais et ne ferais certainement pas ce que je dis en public.
    En effet on ne négocie pas de telles affaires comme on vend des comprimés d’aspirine dans une officine.
    Un militaire n’indique pas à l’ennemi où se trouvent ses batteries ni quels sont ses effectifs et un joueur de belote ne montre pas ses cartes à ses adversaires au début de la partie.
    4/ Quant à la manière dédaigneuse de parler du « discours du financier », je m’en bat l’œil. Oui ! Je suis un financier, ma carrière l’atteste et j’en suis fier.
    Je ne me suis jamais permis de critiquer un pharmacien qui demandait le retrait de telle ou telle plante des jardins publics pour cause de dangerosité : il était sensé avoir des connaissances sur le sujet.
    Par contre, je pense que l’on doit rester modeste pour parler de sujets auxquels on ne comprend visiblement rien.

  25. jfvc
    le 17 novembre 2011 à 16:07

    pour compléter tes infos,de 2008 à milieux 2009 ,l’actuelle municipalité a contracté des emprunts « Dexia »(comme indiqué dans le rapport de la cour des comptes) !
    Par ailleurs,je n’ai jamais dit que tu avais conseillé qui que ce soit…mais que ton commentaire pouvait laisser penser que ! Nuance d’importance.
    Pour le reste …vendre des comprimés n’est possible qu’après 6 longues années laborieuses d’études et un concours d’entrée sélectif…..
    Quant au reste ,je ne retire rien de mes écrits,car s’il y a une chose que j’ai compris,c’est que celà va me couter très cher…alors que toi?
    Et puis es-tu vraiment sûr d’avoir bien compris?Je ne parle pas du montage financier malhonnête sinon peu transparent, au dire de « La tribune »,des emprunts….mais de la façon irresponsable de justifier qu’ont ceux, notre actuel maire y compris, qui les ont contractés en notre nom….

  26. jfvc
    le 22 novembre 2011 à 19:31

    http://www.liberation.fr/economie/01012372930-collectivites-dexia-en-flagrant-delit-d-intox je n’ai rien à ajouter !

  27. SANTIAGO
    le 23 novembre 2011 à 19:20

    Comme d’habitude avec jfvc : mauvaise foi, déformation des propos etc….
    Je n’ai évidemment jamais douté qu’un pharmacien doivent, pour exercer, faire six ans d’études…..de pharmacie !
    Mais, que je sache, il n’y a jamais eu de « chaire de finance internationale » à la faculté de pharmacie.
    D’autre part, prendre ses références, chez un journaliste de LIBERATION est pour le moins léger…surtout quand ce dernier confesse qu’il n’y comprend rien !

    Pour ce qui est du coût à payer par la commune, et au-delà par ses habitants, il faut remercier les élus de l’équipe précédente qui ont contracté des crédits totalement inadaptés au besoin de la commune dans le seul but de pouvoir communiquer sur le thème « malgré le niveau d’endettement la charge de la dette n’a pas augmenté » (charge de la dette = montant de la trimestrialité à payer intérêts + amortissement du capital) retrouvez les tracts de la campagne et vous serez convaincus.

    J’avais publiquement interpellé les élus en cause bien avant les dernières élections municipales pour signifier que les taux d’intérêts qu’ils indiquaient ne pouvait qu’être faux ou qu’il ne prenait pas en compte le risque de change et/ou le risque de taux. (Voir l’exemple didactique ci-dessus) dont ces crédits étaient assortis.

    Je suis persuadé que l’équipe municipale actuelle saura limiter les effets des conséquences de ces crédits insensés mais il est malheureusement certain que les effets pervers de ces crédits ne pourront être totalement neutralisés.

    P.-S. Si cela intéresse quelqu’un je préparerai une petite suite à l’exemple de l’emprunt des 100 litres d’essence à mon voisin pour expliquer comment « limiter la casse » lorsque l’on s’aperçoit que l’on a contracté un « crédit à risque »

  28. jfvc
    le 24 novembre 2011 à 8:07

    si ton parcours dans la finance internationale,ton expérience des monnaies et des transactions mondiales et tes analyses sont tels,je me demande comment se fait-il ,Santiago,que notre ancien maire comme l’actuel,ne t’aient pas consulté pour gérer leurs choix d’emprunts et aient tous deux laisser acheter  » du DEXIA » jusqu’en 2009…..peut être que peut être,comme l’explique si bien Libération, mais aussi La Tribune ,c’est qu’à l’époque ce choix était le plus attrayant (en apparence…) et que nombres d’élus de grandes villes s’y soient engouffrés!
    Quant à moi , ne t’en déplaise ,en 84 lorsque j’étais à l’IPI ,mon prof d’économie(qui était prof à Sciences Po)nous expliquait déjà les risques internationaux pris par la haute finance au détriment des états du fait,déjà, d’un système de spéculation effrénée….la crise actuelle n’est que le paroxisme d’un tel système,amplifié par les appétits de quelques banquiers peu scrupuleux,comme nous commençons à le découvrir !
    Je te laisse ,o seigneur de la finance mondiale, à ta pédagogie des pompes à essence et tes shadoks ! Gare au coup de pompe….(;-)))

  29. jfvc
    le 24 novembre 2011 à 8:18

    « Pourquoi Dexia a-t-il distribué à des milliers de collectivités françaises des emprunts toxiques ? «Pour répondre à leur demande», s’est justifié la semaine dernière Pierre Richard, l’ancien PDG de la banque aujourd’hui en voie de démantèlement, lors de son audition par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale.

    La réponse a ulcéré les députés qui sont aussi élus locaux : aujourd’hui, leurs communes regorgent d’emprunts alignés sur le cours du franc suisse ou du dollar, qui voient leur taux d’intérêt exploser. Elle est surtout fausse. Comme le démontre un ancien document interne de la banque, retrouvé par Libération, la distribution de produits toxiques a été décidée pour une seule raison : gagner le plus d’argent possible, sans tenir compte des risques encourus. »
    Cet extrait de l’article de Libération daté du 22 novembre dernier, confirme mes « Ã©tats d’ame » sur le peu de scrupules des patrons de DEXIA et la crédulité des élus….Un article de référence à se procurer et à lire, contrairement aux affirmations de Santiago, sans doute déçu de l’insouciance de « ses champions » politiques…..LAMENTABLE !

  30. SANTIAGO
    le 24 novembre 2011 à 11:00

    On peut très bien suivre des cours avec de bons professeurs et ne rien comprendre : jfvc en fait une brillante démonstration. Ajoutons, à sa décharge, que quelques heures en amphi ne peuvent remplacer des décennies d’expérience

    Je n’ai certainement pas conseillé l’ancienne équipe municipale, sinon la situation financière de la ville ne serait pas ce qu’elle est.
    Elle ne me l’a jamais demandé et n’avait d’ailleurs pas à me le demander.
    Cependant, comme indiqué plus haut, j’ai publiquement alerté les élus aux commandes au début de 2008 sur l’incohérence des chiffres qu’ils donnaient : « un taux moyen de la dette de l’ordre de 2.00%, à taux fixe, sans risque de change ». C’était IMPOSSIBLE et cela sautait aux yeux d’un professionnel sans même qu’il ait besoin de lire les contrats.
    Je les vois mal demander conseil à celui qui mettait à jour publiquement  » le pot aux roses  » !
    Continuant à suivre leur logique suicidaire (en connaissance de cause ou par ignorance) ils ont préféré me répondre « que je ne connaissais pas les techniques modernes de financement». La suite on la connaît malheureusement…

    En finance, comme dans d’autres domaines, on ne change pas l’eau en vin…cela se saurait …

    Les techniques peuvent être plus ou moins sophistiquées les règles de bases sont intangibles.

    Quant à l’équipe actuelle, jusqu’à preuve du contraire, je n’ai aucune raison de ne pas lui faire confiance pour « limiter la casse » avec discrétion et efficacité.

    Malheureusement cela ne pourra se faire sans un coût à payer.

  31. jfvc
    le 24 novembre 2011 à 16:54

    j’ai bien compris une chose,si mes profs d’économie m’ont délivré mon diplôme de gestion des entreprises sur concours(une année de cours en continu), ils se sont trompés et tu mets en doute leur compétence…et si on ne partage pas ton avis en matière de finance,on est forcément idiot !
    Entre eux et toi,connaissant ton esprit partisan,mon choix est vite fait !
    Quant à l’équipe actuelle,à laquelle tu gardes ta confiance , c’est tout de même ,elle qui en réunion publique sur la dette,t’a envoyé sur les roses,malgré tes remarques fondées sur les taux ! Alors,moi je doute…
    Mais même si le pouvoir cherche à mettre un « Ã©teignoir » sur cette affaire DEXIA,je pense que tôt ou tard nous connaitrons la vérité…
    La seule chose ou tous deux sommes d’accord,c’est que nous aurons à payer une facture salée….
    J’attends avec fébrilité la suite de ton histoire d’essence…et pourquoi pas une BD ?

  32. VB
    le 24 novembre 2011 à 19:17

    Vous avez fini ?
    Jfvc repond a santiago qui repond a jfvc qui repond a santiago qui repond a jfvc qui repond a santiago qui repond a jfvc qui repond a santiago qui repond a jfvc qui repond a santiago qui repond a jfvc qui repond a santiago qui repond a jfvc qui repond a santiago qui repond a jfvc qui repond a santiago ….
    Ce n’est plus saint maur blog mais cela devient un blog perso entre vous deux. Le pire c’est que je n’ai meme pas lu vos interventions, tellement c’est epuisant.
    Pitie : donnez vous vos adresses mail et reglez vos comptes ailleurs.

  33. BASILE
    le 25 novembre 2011 à 15:54

    D’accord avec VB…à une nuance près.
    Les explications de SANTIAGO m’ont permis de comprendre un peu mieux la situation (qui n’est pas brillante) tandis que les copier/coller de jfvc ne m’apportent rien

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