15.04.08
Le proviseur de Teilhard-de-Chardin blessé par des lycéens

Suite aux manifestations des lycéens, hier le proviseur du lycée Teilhard-de-Chardin a été blessé au visage après que plusieurs lycéens soient entrée dans l’enceinte du lycée.
Près de 400 lycéens saint-mauriens se sont déplacés de lycées en lycées pour manifester contre les suppressions de poste dans l’éducation nationale. Ces déplacements ont provoqué quelques incidents (incendie de poubelle, dégradation de bus et de voitures).
par Martin









le 15 avril 2008 à 11:07
j’ai fait des manifs à saint-maur ou c’était plus calme !
le 15 avril 2008 à 11:45
Ce sont des casseurs qui ont agressé le proviseur, pas des manifestants !
le 15 avril 2008 à 13:09
Parfois les manifestants cassent aussi. Et puis est-ce que tous les lycéens manifestent pour éviter la suppression de postes ou parce que c’est "fun" ?
le 15 avril 2008 à 17:22
Grande nouvelle pour rassurer tous les habitants Saint-Mauriens, les "casseurs" n’étaient pas des lycéens de Saint-Maur! Impossible, nos p’tits jeunes sont trop bien instruits,calmes et non violents. Ces casseurs sont venus certainement de Créteil ou de Villiers le Bel, hein! Mais vouii cela n’arrive que dans les villes de gauche où les fils de prolétaires vivent dans les barres d’HLM…Va falloir vite rayer cela pour l’image de la Ville et pour les stats…D’ailleurs, maintenant, une compagnie de CRS veille juste à côté du fleuron de saint-Maur, le lycée Rabelais. Les saint-Mauriens peuvent être tranquilles, les" sauvageons" ne passeront pas ici!
le 15 avril 2008 à 17:52
surement un peu des deux, pour le fun et par conviction, mais ne prenons pas le jeunes manifestants pour des casseurs, il y a des groupes souvent exterieurs aux ecoles voir a saint maur qui sont toujours aux aguets de malvaillances.
En tant que papa de deux jeunes enfants en primaire, je soutiens a 100% le mouvement, les manques d effectifs se font deja sentir aujourd hui, pas specialement sur le corp enseignant mais plutot sur les postes annexes, je n ose pas imaginer demain et pour ce qui est de faire appel a des prof retraités pour les remplacement je toruve ca bonnement un bon foutage de gueule.
le 15 avril 2008 à 18:18
Alors, Les manifestants ne sont pas des casseurs.
Les casseurs sont ceux qui viennent a des manifestations foutre le bazar afin de ce rendre interessant ou je ne sais quoi.
Personnelement je me suis rendue a Paris, il y avais trop de casseurs ou de personnes qui se tapaient, je trouve sa revoltant!
Pour que nous soyons credibles, ils faut une mobilisation serieuse et bien organisée des lycéens.
Nous demandons, ples de professeurs! Marres d’etre 35 ou plus par classe!
"Darcos t’es foutus! La jeunesse est dans la rue!"
le 15 avril 2008 à 18:59
En ce qui me concerne,
j’étais lycéen à la fin des années 80 en Province. Nous étions entre 32 et 36 par classe en fonction des années. Cela ne nous a pas empêché de passer le bac dans de bonnes conditions.
Mes parents, quant à eux, étaient plutôt entre 35 et 40, voire 45 par classe et eux non plus, cela ne les a pas dérangé dans leur cursus. Alors, arrêtez de critiquer le nombre d’élèves par classe. Vous verrez lorsque vous vous retrouverez entre 300 et 500 par amphi pour ceux qui iront à la fac. Là vous comprendrez votre douleur.
Puisque je veux aussi être constructif, voici une idée : plutôt que d’augmenter une fois de plus le nombre de professeurs, commençons déjà par remettre devant des élèves les dizaines de milliers de profs détachés à droite et à gauche, notamment pour des raisons syndicales. Rien que cela devrait suffire peut-être pour avoir des classes en lycées d’une trentaine d’élèves.
Amitiés.
le 15 avril 2008 à 19:37
Allons, c’est de la grande manipulation ! Il faut bien fêter les anniversaires… nos ados font leur p’tite guerre, leur révolution.., c’est périodique, c’est comme ça, c’est français…
Tout le monde reconnait qu’il faut faire des économies budgétaires… mais chez les autres et surtout pas sur le budget du mammouth !
Moins d’élèves et toujours autant de profs..? et dire que certains enseignent l’Economie…
Maintenant, concernant le proviseur de Teilhard, j’espère qu’il portera plainte car les petits merdeux cagoulés qui agissent en bande organisée… ça commence à bien faire. Qu’ils soient de St Maur ou d’outre marne.
le 15 avril 2008 à 20:33
Les manifestations de lycéens sont une constante sociologique depuis 40 ans. Rite de passage, inquiétude face à l’avenir… tous les gouvernements de droite comme de gauche ont été confrontés, tous ont reculé… Le systéme éducatif français ne mérite ni la caricature qu’en fait la droite (trop cher, inéfficace) ni l’excès d’honneur (surtout de ceux qui ont suivi les parcours d’excellence) Toutes les études sérieuses montrent que la massification scolaire ne s’est pas traduite par une démocratisation mais qu’au contraire les inégalités scolaires se sont renforcés (15 % d’enfants d’ouvriers dans les grandes écoles dans les années 60, 5 % aujourd’hui) et ce malgré l’augmentation globale du niveau (le bac d’aujourd’hui n’est pas dévalorisé dans son contenu en savoirs mais parce qu’un plus grand nombre de personnes le possède). Aujourd’hui 67 % des jeunes obtiennent un des 3 bacs (général, technologique, Professionnels) aux débouchés différents, en 86 nous étions que 40 % à passer le bac. La france à un % d’étudiants et un % de PNB consacré à l’éducation et à la recherche plus faibles qu’au Etats Unis. Nos lycéens sont d’un niveau moyen plus dans les comparaisons internationales. Les classes à plus de 30 élèves nuisent surtout aux quelques élèves en difficultés. Au nom de l’égalistarisme l’enfant d’immigré aux parents non francophones a eu le même nombre d’heures de français que les enfants français de souche et après on s’étonne qu’il avance moins vite… Les élèves de classes préparatoires coûtent deux fois plus cher qu’un étudiant d’université ; les parents cadres ne paient quasiment aucun droits d’inscriptions. Ce qui revient à faire payer par les impôts des classes moyennes et populaires les plus longues études des enfants des classes aisées. Ce bat-on pour les bonnes causes ? Saint Maur n’est pas une ville aussi socialement homogène qu’on le croit… Il y a toute sortes de catégories sociales à Saint Maur et ce ne sont pas forcement les jeunes des catégories populaires qui sont les plus délinquants. Enseignant dans le Val de Marne, je constate que les fumeurs réguliers de hashich sont ceux qui ont le plus d’argent de poche et qui fréquentent surtout les "bons" lycées mais il ne faut surtout pas le dire pour ne pas effrayer les parents et ne pas dévaloriser l’image de marque du lycée où les elèves ne travallent pas énormement, ce qui ne les empêcheras pas d’avoir le bac… Rassurez vous… Quant réussirons nous en France à mettre autour d’une table parents d’élèves, responsables économiques, enseignats pour trouver enfin des solutions simples pour concilier à la fois la nécessaire sélection mais aussi l’aide à ceux qui ont le plus besoin. Le problème ne peut se réduire à un nombre d’heures ou de postes. Dans certains collèges et lycées il faudrait dédoubler toutes les classes dans d’autres cela n’est pas nécessaire. Doit on continuer certaines options rares peu fréquentées mais qui servent à selectionner les "bons"élèves" ? Les élèves français sont parmi ceux qui font le plus d’heures de cours par an dans le monde… mais ils s’y ennuient plus qu’ailleurs ! Les élèves (et leurs parents) consomment des cours comme n’importe quel produit de consommation mais il n’y a pas de service après vente ! Jusqu’à preuve du contraire ce ne sont pas les profs qui passent le bac à la place des élèves ! Le discours des adultes "bosse et tu réussiras" n’est pas immédiatement compréhensible pour des jeunes qui vivent dans l’immédiatété et la passion alors que le savoir et la sagesse s’aquièrent dans le temps et la réflexion. Et que dire des modèles qu’ont leur propose dans les médias et par notre propre président : s’il ne faut plus être savant et cultivé pour gagner de l’argent… Courons tous à la star ac… !
le 15 avril 2008 à 21:34
Certes jeune lycéenne de Teilhard nous sommes 35 par classe, et en quoi cela te gene-t-il ? Est ce une raison valable de boycotter TES cours ?! Trouves-tu normal que des jeunes passent leur apres-midi dans la rue sous pretexte d’un BLOCUS, ou encore d’un MOUVEMENT SOLIDAIRE ? Il n’a jamais été question d’une augmentation du nombre d’eleve par classe MAIS une suppression de poste, c’est a dire "TARVAILLER PLUS, POUR GAGNER MOINS" les PROFESSEURS ne seront pas rémunérés en fonction de leur temps de travail, Et en quoi cela nous concerne nous lycéens de TEILHARD DE CHARDIN, en rien ma grande. Alors avant de s’avancer sur certains sujets et ainsi tenir des propos que je jugerais d’assez petits il vaudrait mieux faire une etude plus approfondie sur la question\sujet.
Bonne continuation JEUNE REVOLUTIONNAIRE.
le 16 avril 2008 à 0:02
Je suis globalement d’accord avec le discours de Tocqueville. Si ce n’est qu’un étudiant en prépa coute 3 fois plus cher (et non deux fois) qu’un étudiant en Fac. Je pense que l’enseignement en prépa est celui du 19 ème siècle, fait par des non chercheurs et donc ringard et inadapté à la concurrence et au monde moderne. Supprimer les prépas donnerait de "l’oxygène" au budget, libérerait de la place dans les lycées, supprimerait les castes des grandes écoles et libèrerait donc la France de ce carcan qu’elle est le seul pays au monde à trouver nécessaire, génial et qui en fait empêche la diversité sociologique de la Nation de s’exprimer et de s"épanouir. Payer cher pour passer deux à trois ans à préparer des concours est absurde. Le budget de l’éducation de la France est l’un des plus élevés… le bilan est l’un des moins bons. Les élèves ont cours les après-midi au lieu de faire du sport et des activités culturelles, l’enseignement des langues est un désastre…. On maintient une caste de pseudo-ado jusqu’à des 30 ans alors qu’un bon vrai BEPC et un emploi dans une banque à 16 ans rassureraient plus cette jeunesse qu’un avenir jalonné de diplômes bidon sans réelle valeur de formation…. etc… etc… une sempiternelle logorrhée diront certains Angelots…..
le 16 avril 2008 à 0:24
Bien résumé Tocqueville ,
Nana votre est bien sarkozienne ‘non pas sur le fond mais sur la forme, une idee simple avec des reponses simples.
Vous avez raison c est périodique, mais les étudiants ne sont pas l element moteur, ni le declic, ils reagissent a des faits qui eux sont périodiques.
C est une reaction humaine quand un changement intervient, on ne va pas nous retirer ca, conservons un minimum de notre caractères animal, nous ne sommes pas des machines
Cela a le mérite de mettre en alerte nos petits cerveaux lobotomisés par le moulage que nous subissons quotidiennement par les differents médias, nous rendant plus mouton chaque jour!
aujourd hui on nous jette de belles petites phrases simples et fortes, qui sans une analyse un peu plus approfondie pourraient nous satisfaire, travailler plus pour gagner plus, ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux etc etc, si seulement la complexité d une société pouvait se résumer a une telle simplicité, si seulement on arrêtait de mettre des écrans de fumées là ou la lisibilité s impose, ce n est pas honnête de faire croire cela aux citoyens.
le 16 avril 2008 à 1:22
Eh oui,
A chacun ses utopies. A droite, c’est travailler plus pour gagner plus et à gauche c’est les 35 h pour faire baisser le chômage.
Et maintenant une devinette : que font nos voisins Européens ? Sont-ils passés aux 35 h ou bien au contraire, se sont-ils rendu compte que la croissance était aussi liée (même si cela ne fait pas tout) avec un temps de travail un peu plus long ?
Je sais, je tiens un raisonnement un peu simple, mais que voulez vous, je ne suis pas assez intelligent pour être de gauche.
Amitiés.
le 16 avril 2008 à 7:32
il faut soutenir les lyceens car avec toutes ses suppressions de poste combien vont ils etre en cours l annee prochaine? Ma fille est dans 1 college a saint maur et des professeurs leur ont dit que l annee prochaine ils seront peut etre 35 ou 40 par classes.Est ce normal?comment travailler serieusement avec des effectifs si nombreux c est pour cela qu ils faut etre solidaires avec les professeurs.ET JE peux vous dire que ceux qui sont rentrer au lycee anciennement sacre coeur sont bien des lyceens de saint maur.Et cela de source sur
le 16 avril 2008 à 9:27
C’est encore la jeunesse et les lyceéns qui est manipulée par les professeurs socialos communistes et syndicalistes…(ca même NaNa n’a pas osée l’écrire…)
Ils sont manipulés par leurs professeurs qui n’hésitent pas à les envoyer en 1ere ligne (pour leur revendications) et ensuite venir manifester avec eux…le monde à l’envers…
Les élèves sont ravis de ne plus avoir cours et ils vont essayer (bien soutenu par leur profs…) de tenir le plus longtemps possible afin de nous refaire un BAC à la "mai 68"… (c’est l’objectif des élèves car il leur en faut un)…déja que le BAC ne vaut plus grand chose…
Le problème, c’est l’évolution de notre société…Des casseurs en casquettes/basquettes/cagoulle viennent faire leur "travail" c’est à dire bagarre, cassaillage, raket et bientôt pillage…
bref, le beau mouvement, lancer, organiser, et encourager par les professeurs va se terminer comme les manif anti CPE : des lycéens/étudiants ne comprenant plus rien, dépassés par les évènements auront comme d’habitude le sentiment de s’être fait avoir quand les drapeaux de la CGT et autres syndicats viendrons les soutenirs…mais ce sera trop tard et nos professeurs
socialos communistes et syndicalistes recommencerons dans 2 ou 3 ans quand le futur ministre de l’éducation national s’attaquera au Mammouth…
le 16 avril 2008 à 11:43
De mon temps on était minimum 35 par classe. Cela ne posait aucun problème. Il fallait être attentif et c’est tout. Tous les lycéens grèvistes veulent nous faire croire qu’ils ne sont pas assez intelligent pour suivre les cours sous prétexte qu’ils sont trop nombreux par classe. Arrêtons les bêtises. Je vous donne une recette toute simple : un peu de concentration, un soupçon de respect envers vos profs et vos camarades, un minimum de travail en plus et vous verrez que 25 ou 35 par classe ne changera rien à moins que les profs actuels soient moins compétents (ce dont je doute) qu’il y a une vingtaine d’années.
le 16 avril 2008 à 13:12
Vous avez raison, regretter le bon vieux passé. Les enfants ayants le plus de difficultés seront encore plus delaissés, ca a ete mon cas pendant des années, ce qui m a sauvé est l ecole privée, a 18 eleves par classe les proffesseurs pouvaient plus aisement se concentrer sur les eleves en difficultés, dans mon cas en 1 an j ai avancé de facon impressionnante et en deux ans la machine a ete relancée, j etais reparti sur les rails des etudes, sans cela je n aurais pas donné cher de ma peau.
Mais toutes les familles ne peuvent pas se payer le luxe d investir 1000 euros par mois pour leur enfant, c est bien cela qui me gene.
Donc pourquoi pas des classes de 35 eleves, mais que des moyens soient degagés pour ceux en difficulté et non pas des impasses pour essayer de les caser à la va vite.
le 16 avril 2008 à 22:14
Merci à Tocqueville d’avoir relevé le débat bien abaissé par la vulgate sarkozyste de Crock aux idées très courtes. On ne peut en aucun cas comparer les cours en amphi et la plupart des cours au secondaire, et à la fac il y a des TD où les étudiants ne sont pas 500 mais une trentaine, mais cela doit faire vraiment longtemps que Crock a fini ses études (en a t-il vraiment faites ?). Ensuite, sur la question des détachements, là aussi c’est une vieille rengaine de certains députés UMP qui ont déjà voulu s’y attaquer : en réalité, toutes les études qui ont été réalisées montrent bien que les cas de détachements sont en général justifiés, que les cas pour raison syndicale ne sont si nombreux et qu’ils participent effectivement à l’exercice du droit syndical (Crock souhaite-t-il le remettre en cause ?) même si je reconnais que ce n’est peut être pas la meilleure manière de faire vivre ce droit, mais là encore certains parlaient il n’y a pas si longtemps de réforme du financement du syndicalisme (non je ne parle pas des millions en liquide sortant de l’UIMM facilitant et fluidifiant les relations sociales, un commentaire Crock à ce sujet ?), attendons de voir ce que prépare le gouvernement, et c’est pourquoi les députés sur cette question ont vite abandonnés leur croisade.
Enfin pour avoir également enseigné, je partage une grande partie de l’analyse de Tocqueville complétée par Sant’Angelo sur notre système d’enseignement supérieur : le fond du problème est qu’actuellement le système des classes prépa concurrencent l’université qui doit accueillir les élèves rejetés des filières sélectives (pas seulement les prépas mais aussi les IUT et les STS) donc les moins performants et surtout les moins préparés au système d’enseignement universitaire qui laisse une très grande liberté aux étudiants. Aujourd’hui nous fonctionnons à front renversé : les meilleurs élèves du système scolaire secondaire devraient de façon privilégiée aller à l’Université car ils y sont préparés et s’en sortiraient alors que les moins performants devraient se retrouver dans des systèmes d’enseignement type IUT, STS (ce qui étaient leur vocation à leur création) voire en prépas où ils sont accompagnés et où ils apprennent à travailler de façon autonome. Mais cette question n’est jamais abordée (par exemple lors de la loi sur l’autonomie des universités qui ne règlera rien car n’a pas traité le fond du problème) car il remet en cause le système des élites françaises basé sur ces "écoles de pouvoir". Donc le fond du problème n’est pas tellement la sélection, car toutes les études montrent que nous avons de plus en plus besoin dans notre type de société de personnes qualifiées mais plutôt l’adaptation entre filières et étudiants.
le 16 avril 2008 à 23:26
Wouah,
Que c’est beau d’être célèbre.
Amitiés
le 16 avril 2008 à 23:29
dans toutes les manifs d’étudiants il y a des groupuscules gauchistes ou fascistes en fin de cortège qui ne viennent que pour foutre le bordel. quelques bons flash ball dans les couilles et cela les calmerai !
le 16 avril 2008 à 23:56
Crock, pourriez-vous nous éclairer sur votre dernier commentaire??
le 17 avril 2008 à 0:24
Bon, plus sérieusement :
– Je précise que j’ai bien effectué des études (scientifiques) dans les années 90 en Province. J’en suis sorti avec une Maîtrise qui ne m’a pas servi à grand chose et ai dû redescendre à un niveau bac + 2 pour pouvoir travailler.
– Il n’est pas question de remettre en cause le droit syndical. Mais le syndicalisme en France ne me semble pas être exemplaire. Nous avons un des plus bas taux de syndicalisme (c’est à dire de salariés à jour de cotisation) mais nous sommes champions du monde des grèves. De plus, je considère qu’en France, le syndicalisme a plus de finalité politique de de défense des salariés.
– Concernant l’affaire de l’UIMM. Cela est révélateur d’un problème de financement du syndicalisme et des relations entre patronat et salariés d’une façon plus générale. Je pense tout de même que ce système plus qu’imparfait en plus d’être totalement illégal semblait "arranger" tout le monde.
– Pour revenir sur les études supérieures. Il est évident que notre système fonctionne à l’envers. Au lieu d’être exclusivement le point culminant du savoir, l’Université apparait plus aujourd’hui être le pis aller pour les bacheliers non admis en prépas, IUT ou BTS. Le paradoxe étant que les IUT et BTS ont à l’origine pour vocation de former des techniciens sur un cycle court. Le système de sélection sur dossier faisant que ce sont les meilleurs élèves de Terminale, hormis ceux ayant "choisi" d’aller en classe prépa (Taupe, Khâgne, HEC… ), qui y sont admis. La fac devient alors la solution de replis de ceux refusés un peu partout. Je n’ai pas honte de dire que j’étais un peu dans ce cas là. Heureusement, on trouve toujours en Fac ceux ayant la fibre universitaire qui eux montent les échelons jusqu’à la thèse puis les différents grades (maître de conf, prof…). Mais que devient alors la grande cohorte de ceux qui cravachent pour obtenir simplement la moyenne à chacun des partiels ? On nous encourage à enchainer les différents diplômes sans trop savoir pourquoi. Je me souviens d’une affiche apposée par THE FAMOUS Centre d’Information et d’Orientation Universitaire invitant les étudiants en second cycle de la Fac à une réunion sur le thême "Que faire après une Maîtrise ?". Inutile de dire que tout le monde s’est précipité à la réunion et là, les intervenants de nous tranquillement expliqué qu’après une Maîtrise, on pouvait faire un DEA, un DESS voire, à la rigueur, intégrer une école d’ing en cours de route. Merci du renseignement ! J’ai alors pris la parole pour dire que tout le monde ici présent savait déjà cela et que nous attendions d’autres réponses du genre : quels types de formations autres qu’universitaires, quels sont les secteurs d’activité qui recrutent des gens de bac +4, les débouchés, les statistiques de placement… Et là le vide sidéral. Absolument rien de prévu. Même le terme "secteur privé" était tabou à l’époque (heureusement l’Université souvre un peu plus aujourd’hui, mais il y a 10-15 ans c’était cela). Tout cela pour dire que je partage une partie du fond du raisonnement de Saint-Hilaire qui dit que l’Université s’est un peu dévoyée dans la formation des étudiants.
Amitiés
le 17 avril 2008 à 10:29
Ah ce bon Phil, toujours là pour nous rappeler cette vérité universelle énoncée entre autres par Marx : la lutte des classes. Evidemment, les méchants sont les bourgeois, les aristocrates, les riches et les gentils les ouvriers, le prolétariats, les pauvres…
Bien sûr que l’auteur du coup de poing reçu par le proviseur ne peut être un Saint-Maurien dit-il avec une pointe d’ironie. Alors je vais lui répondre avec la même ironie trempée d’acide qui va faire grincer des dents plus d’un lecteur. Non Monsieur Phil, l’agresseur 16 ans, en CAP Hôtellerie (voie loin d’être bouchée, loin d’être une voie de garage et plutôt noble, qui a fait et qui devrait faire la fierté de la France) à Nogent-sur-Marne, n’est pas un Saint-Maurien. Ajoutons, pour parfaire le tableau et être complet : son père est Camerounais et sa mère Grecque. Vive le multi-culturalisme, vive la tour de Babel, c’est une chance pour la France !!!
le 17 avril 2008 à 19:23
Ce jeune cagoulé en difficulté ? ohh après quelque temps, il touvera un emploi chez el rancho à Créteil soleil, sponsorisé par le conseil général communiste… (?) si si… car s’il en est arrivé à devenir violent, c’est de NOTRE faute… si si… pour lui c’est en quelque sorte une preuve d’amour pour la Patrie (vous savez… la France…) qu’il a donné au proviseur… si si…
et son copain ? le 2nd arrêté… ? un norvégien ?
le 18 avril 2008 à 11:12
Marrant votre façon Nana de simplifier toute notre société.
Il existe heureusement des personnes motivées pour aider ces personnes.
Ce n est pas en regardant son nombril que l on améliore les choses. Vous seriez surprise de voir que certains de ces jeunes peuvent éprouver de la fierté à réaliser des taches bénévoles puis travailler et rentrer dans le "droit" chemin.
Laissez les jeunes cagoulés à leur propre sort et vous verrez nos prisons pleines à craquer, les budgets s envoler et le climat se détériorer un peu plus tous les jours.
Vous savez, quand je vois dans l école primaire de mes enfants des "petits" copains commencer le raquette dans la cours et surtout quand je vois la réaction des parents hypra protecteurs ne voulant pas admettre les faits, je pense que les jeunes encagoulés de demain son à coté de nous, pourtant loin d être désœuvrés matériellement, résidents à la varenne, là oui cela devient de votre faute, de la notre quand on laisse de la petite marmailles agir en toute impunité à cet age là!!!
le 18 avril 2008 à 15:30
@ isos
Je suis désolé mais arrive un moment, il faut arrêter de trouvez des excuses…
Quand on brule voitures, poubelles,on raquette, on casse les cabines téléphonique, les abri bus, on tape les proviseurs etc etc ils savent parfaitement et donc ils sont responsable de leur actes…
Il faut quand même leur mettre des limites non?
Alors une fois que le social (prof + éducateur + psychologue + conseiller d’éducation + juge pour mineur etc etc) n’ont pas eu (malhereusement) d’échos de la part de ces personnes que fait’on?
Moi j’en ai ras le bol de travailler du matin au soir, de me sortir une paye ni bonne ni mauvaise et des voir des "sauvageons" faire la loi non seulement vis à vis des de la jeunesse (qui en à de plus en plus peur) et mieux vivre que moi tout en ne travaillant pas…
Alors aider ceux qui veulent s’en sortir et rentrer dans le droit chemin oui, mais ouvrir la fontaine aux allocations, au social etc à fond perdu, faut quand même pas pousser…
Je suis sûr qu’un travail à El Rancho peutr aider en se réinsérer et justement à s’en sortir…
Moi j’ai bien commencé plongeur dans un resto à Paris pendant 2 ans….et ce fut une très bonne école, aucun regret.
le 18 avril 2008 à 18:12
@ pit bull
je n excuse rien, parfois j ai envi de prendre un fusil et de tirer ds le tas, j ai la rage de voir autant de connerie, de voir des jeunes avoir un tel comportement!
Je pense plutôt que notre système actuel n est pas vraiment adapté et n apporte pas toujours les bonnes réponses avec les bons moyens.
Je parle juste d une expérience proche de moi, ma sœur, qui s occupe d une association à but humanitaire en afrique.
Lors d un de ses voyages elle a proposé a un centre de réinsertion un projet auquel participeraient un petit groupe de jeune, avec au final un voyage en Afrique (brousse du Burkina Faso) pour mettre en oeuvre le projet.
Le séjour devait durer 15 jours pour les jeunes, 15 jours de marches ds la brousse africaine et d hébergement de fortune (les éducateurs leur avaient parlé d hôtel 4 étoiles etc etc…) .
Le 4 ieme jour ayant pointé le bout de son nez , qlq rivières traversées et pas mal de km parcourus les jeunes se sont « rebellés », trouvaient les conditions de vie déplorable et voulaient retourner chez eux, ce qui fut le cas d’ailleurs.
Qlq semaines plus tard ma soeur rentre à paris, fait un point sur la mission et eu l énorme surprise de trouver ce groupe dans un état d esprit changé.
2 d entre eux avaient déjà entamé un projet de vie associative dans leur quartier.
Plus globalement le groupe avait compris une chose, peut être n étaient ils pas privilégiés ici en france, mais ils avaient vu qlq chose de concret, une réelle détresse qui au travers des media n a pas le même impact.
Bref je ne sais pas où en sont ces jeunes aujourd hui mais je suis sur d une chose, en 4 jours ils auront pris plus de maturité qu en 2 ans de centre.
D autres initiatives différentes existent, sûrement plus porteuses, mais doivent se débrouiller avec des moyens modestes.
le 18 avril 2008 à 19:03
La délinquance des "jeunes" a toujours existé. Autrefois on ne les envoyait pas en voyage gratuitement, on les mettait dans des "maisons de correction" !
Bientôt on les enverra au clubmed pour qu’ils apprennent les "bonnes manières" aussi ?
Quel laxisme d’attardés… Même les journalistes ont pour consigne de ne pas provoquer le français moyen en montrant des images de ceux qui commettent des agressions en marge des manifs lycéennes… ils auraient tort de se gêner ces "jeunes" cagoulés… roulez "jeunesse" y’a du portable et de la thune à se faire !
le 18 avril 2008 à 19:42
c’est incroyable ce que l’on peut lire comme anneries !!
"""La délinquance des "jeunes" a toujours existé. Autrefois on ne les envoyait pas en voyage gratuitement, on les mettait dans des "maisons de correction" !
Bientôt on les enverra au clubmed pour qu’ils apprennent les "bonnes manières" aussi ?"""
es ce que cela a résolu les problèmes de société ?
si les parents élevaient leurs gamins sans rejeter sur l’éducation nationale leurs responsabilitées, on en serais pas là !
le 18 avril 2008 à 20:21
@Isos,
Bien sur que tout doit être fait pour ceux qui veulent s’en sortir…et si on peut multiplier les initatives afin qu’ils trouvent leur voie tant mieux…
J’ai fais du sport avec des jeunes du Bois l’Abbé pendant des années, et c’est vrai que ce n’est pas toujours facile…
Jouer "le grand frère" n’est pas toujours évident …A force de tirer sur la corde on se fatigue…
La frontière entre la délinquance et la vie "normale" est parfois très étroite… Mais même si le nombre est faible il faut continuer…
Le problème est complexe: si les parents travaillent et ont beaucoup d’enfants et habitent à la Grande Borne, c’est (déja) mal barré.
A l’inverse si ils habitent le triangle d’or à la Varenne…
C’est sur que NaNa et ses arguments du club Med, devrait écrire sur le blog de "Rires et Chansons", là au moins elle ferait rire…
Mais bon les parents ne peuvent se reporter sur l’Etat, l’éducation nationale, etc pour l’éducation de leurs enfants…et eux doivent comprendre qu’un travail à 4000 €/mois cela demande pas de se lever à midi et repartir à 16H00…
le 19 avril 2008 à 11:19
>> De mon temps on était minimum 35 par classe. Cela ne posait aucun problème
Retourne donc dans ton temps, c’etait tellement bien.
le 19 avril 2008 à 12:22
ces manifestations sont affligeantes. Je m’explique. Il existe certainement des "problèmes" mais pourquoi, en permanence "faire croire" à notre jeunesse que la quantité de profs (ou instit) permet une "bonne" instruction alors qu’il s’agit d’oeuvrer exclusivement sur la QUALITE. Hé oui, d’après des constats indépendants, nos "jeunes" sont de moins en moins compétitifs avec les "jeunes" d’autre pays. Alors, soyons sérieux, retournez dans vos classes et exigez de vos professeurs une attitudes de responsables. C’est vrai qu’aujord’hui, il existe deux sortes de "casseurs". Les purs, eux qui agissent autour des manifstations pour "casser". Ce sont des voyoux. Les autres, plus incidieux, plus hypocrites. Ceux là, ils agissent avec des mots, une "utopie partisane" pour "casser" notre jeunesse qui est noble et bonne. Ceux-là sont pas des voyoux (quoi que…) mais des IRRESPONSABLES DANGEREUX. Alors, messieurs, mesdames qui ont en charge d’instruire notre jeunesse, mettez votre iéologie au placard, vos cartes "extrème gauche" et oeuvrer pour notre jeunesse. Bien sur, il ne s’agit pas de la majorité de nos enseignants car cette dernière travaille en étant "perturbée" par cette minorité. A ceux qui sont dans la majorité, je vous adresse toutes mes féliciations.
le 19 avril 2008 à 13:57
J’espère qu’il va pleuvoir, beaucoup pleuvoir pendant les prochains jours, pour calmer tous ces excités. Car c’est bien connu, quand il fait mauvais temps il n’y a plus de grève. Pour mémoire en 68 c’était en mai, avec le retour des beaux jours. Et je crois que les nostalgiques ont envie de fêter dignement le 40eme anniversaire.
Ce qui m’attriste le plus, outre le fait qu’on put s’en prendre à un proviseur symbole de l’autorité bafouée, c’est que la majorité des lycéens se laissent manipuler par quelques individus qui ne sont plus scolarisés depuis bien longtemps…
le 20 avril 2008 à 13:19
@tous : merci de respecter le sujet
le 20 avril 2008 à 13:21
@webmaster : merci de ne pas censurer.
le 20 avril 2008 à 13:32
Je réïtère, sous contrôle de la censure….
La semaine dernière, je me suis fait agressée, comme le proviseur, par des "jeunes", en marge des manifestations lycéennes.
A Paris. Sur les quais du métro. Des femmes ont eté giflées. Volées.
J’en faisait partie.
Ces "jeunes" revendiquaient par le port d’un drapeau leur seconde ou première nationalité.
En quoi est-ce un crime d’écrire que leurs drapeaux étaient aux couleurs de l’Algérie ????
Ouvrez les yeux et cessez de censurer car je ne suis pas hors sujet, cher webmaster, même si le proviseur va prochainement écrire qu’il comprend et excuse ses agresseurs… c’est un lycée catho…
le 24 avril 2008 à 2:51
Je suis allée au collège, puis au lycée dans Paris dans les années 60/70. Nous n’avons jamais été moins de 35 élèves par classe. Certaines classes avec même plus de 40 élèves selon les années. J’étais dans des établissements multi-ethniques. Mes camarades de classvenaient d’Algérie, du Maroc, du Portugal, d’Espagne, du Vietnam, de Turquie et d’Afrique. Il n’y avait aucun, mais vraiment aucun problème grave en dehors des conflits habituels entre enfants ou ados.
Le poids du nombre n’a jamais été un frein à notre réussite scolaire Nous ne pensions même pas à savoir si nous étions trop ou pas assez nombreux.
Le nombre d’élèves par classe est un faux problème, à mon avis.
Et puis, je dis cela pour les élèves qui passent sur ce bloc : ce n’est rien face aux amphis surpeuplés!
Et depuis que les écoles et les facs existent, ils sont peu ou prou surpeuplés et cela n’empêche pas ceux qui le veulent de travailler.
Cela n’a pas empêché durant des siècles élèves et étudiants d’étudier. Difficile de croire que depuis quelques années nos enfants soient devenus incapables de faire aussi bien que leurs ancêtres.
Et le privé n’offre pas forcément des classes moins peuplés. Mais c’est une population d’élèves triée sur le volet du carnet de chèque. Nuance.
le 11 mai 2008 à 11:56
@ NaNa
bon ! quelques sauvageons avec un drapeau vous sont tombés sur le palleteau…
Le drapeau est-il vraiment une signature ou un moyen de détourner les soupçons ? (vous savez de visu distinguer un algérien d’un tunisien ?)
"dans le doute abstiens-toi" dit le proverbe; donc pas de conclusion hâtive (d’autant que j’ai de la famille de longue souche provençale paraissant plus maghrébine que certains immigrés; donc je peux vous garantir que le faciès, c’est un élément parfois à double tranchant…).
S’il suffisait d’être français et riche pour se tenir à carreau, dites-moi pourquoi le fils Delon et celui de Depardieu ont eu si souvent des démêlés avec la justice ?
Bon !
tout ça c’est de la faute à Joséphine… ange gardienne de quoi ?
elle est passée au lycée trop tôt, quand il ne s’y passait rien…
le 12 mai 2008 à 13:57
Pour repondre à l’autre lycéenne.
Moin d’enseignats = Plus de jeunes par classe.
C’est pas logique pour toi?!
35 par classe sa te derange pas?
Les professeurs nous diisent que les classes sont mieu en demis groupes, donc en effectifs reduits!
35 par classe c’ets beaucoup trop pur pouvoir reussir.
Jeune Revolutionaire -__-’ *Nimporte quoi*
Allé Tchou