26.02.05
Pierre Louis Fagniez propose un concours pour rajeunir « la Marseillaise»
L’apprentissage de « la Marseillaise » dans les collèges est un vieux rêve des élus du conseil général. Déjà en mars 2002, soit quelques mois après le tourbillon qui avait suivi les sifflets de « la Marseillaise » lors du match amical France-Algérie au Stade de France, les conseillers généraux avaient adopté à la quasi-unanimité un voeu pour la « valorisation de l’exercice de la citoyenneté » au collège. Ce voeu transmis aux autorités académiques n’avait alors pas trouvé d’écho.
Aujourd’hui, la loi Fillon préconise de rendre obligatoire l’enseignement de l’hymne national à l’école élémentaire. Du coup, le député et conseiller général UMP de Saint-Maur, Pierre-Louis Fagniez, qui avait alors initié ce voeu au conseil général, retrouve des couleurs et surenchérit. S’il se rappelle de l’« enthousiasme » des conseillers généraux au moment d’adopter son voeu, il souhaite, maintenant encore, l’introduction de « la Marseillaise » au collège par « le truchement d’une expérience éducative et civique ». Se demandant si « l’école va brûler la politesse au collège », Fagniez voudrait obtenir l’accord de l’académie pour « organiser un concours dans tous les collèges du Val-de-Marne afin de distinguer et récompenser les meilleures contributions à la connaissance et à l’expression de l’hymne national ». Estimant que les collégiens sont plus à même de s’approprier l’hymne français, il préconise une « écoute » des élèves et encourage l’idée qu’ils puissent s’emparer du texte original pour « proposer d’éventuelles modifications susceptibles de le rendre en phase avec notre temps ».
« Un texte où tous les Français se retrouvent » Certain que son concours « favorisera des évolutions du texte de Rouget de Lisle, pour que tout le monde puisse s’y retrouver », le député de Saint-Maur estime que cette expérience « va dans le sens de l’intégration ». Citant une des phrases du texte – « le sang impur abreuve nos sillons » -, l’élu reconnaît que le texte actuel (écrit en 1792 pour soutenir l’armée du Rhin en guerre contre l’Autriche) est « extrêmement combatif et agressif ». Il juge donc « normal que ceux qui deviennent français ne se sentent pas agressés ». Et d’ajouter : « Aujourd’hui nous ne sommes en guerre contre personne. Les Français doivent se retrouver solidaires autour d’un texte où ils se reconnaissent tous. Je le répète, cela va dans le sens de l’intégration. » Pierre-Louis Fagniez a vivement soutenu Jérôme Rivière, autre député UMP, qui vient de faire voter l’amendement à la loi Fillon.
Le Parisien , samedi 26 février 2005








